En location nue, vos loyers sont imposés en tant que revenus fonciers. Deux régimes s'offrent à vous : le micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) ou le régime réel (déduction des charges effectivement supportées). Le choix est irrévocable pendant 3 ans, une raison de plus pour bien le calibrer.
Le micro-foncier est accessible si vos revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 €/an. L'abattement forfaitaire de 30 % est censé couvrir toutes vos charges. C'est simple, mais rarement optimal : dès que vous avez un crédit en cours ou des travaux à réaliser, vos charges réelles dépassent largement 30 % de vos loyers.
La règle est simple : si vos charges réelles (intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance, frais de gestion, travaux d'entretien) dépassent 30 % de vos loyers bruts, le régime réel est plus avantageux. Dans la pratique, c'est le cas pour la grande majorité des propriétaires bailleurs qui ont un crédit en cours. L'option se fait en déposant une déclaration de revenus fonciers n° 2044, et elle engage pour 3 ans minimum.