Depuis 20 ans, les cadres aéronautiques toulousains représentent notre premier segment de clientèle. Nous connaissons intimement leur réalité fiscale et patrimoniale :
Revenus typiques : 45 000 à 95 000€ net imposable. Les ingénieurs confirmés et les managers sont à TMI 30% (à partir de 28 798€/part) ou TMI 41% (à partir de 82 341€/part). Les plus seniors atteignent TMI 45%.
Stock-options et actions gratuites (AGA) : Airbus, Thales et Safran distribuent des plans de stock-options et d'AGA à leurs cadres. La fiscalité est complexe : le gain d'acquisition est imposé au barème (ou au PFU sous conditions), le gain de cession est une plus-value mobilière. Le timing d'exercice et de cession est déterminant. Exercer la mauvaise année peut coûter des milliers d'euros de sur-imposition.
Plan d'Épargne Entreprise (PEE) et PERCO/PERCOL : l'abondement Airbus est généreux (300% sur les premiers 500€/an). Mais 80% des cadres que nous voyons laissent leur PEE sur le fonds monétaire par défaut, rendement 1%, quand les UC actions rapportent 6-8%/an sur le long terme.
Mobilité internationale : les missions de 6 mois à 3 ans en Allemagne, Espagne, UK ou aux États-Unis sont fréquentes. Chaque mobilité génère des questions fiscales : convention applicable, double déclaration, régime des impatriés au retour.
Résultat observé : un cadre aéronautique TMI 30% qui ne fait rien d'autre que déclarer ses salaires paie en moyenne 6 000 à 12 000€ d'IR par an. Avec une stratégie adaptée, ce montant peut être réduit de 3 000 à 7 000€/an, tout en constituant un patrimoine.